Tim Neufeld, félicitations pour vos 20 ans chez IRIS!

Cette entrevue nous a fait sourire et rire, et nous sommes certains qu’elle aura le même effet sur vous! Apprenez à connaître Tim, vous en serez heureux!

Parlez-nous de vos études et de votre carrière: qu'est-ce qui vous a motivé à choisir ce domaine? À quoi ressemble votre parcours?

J’ai commencé à porter des lunettes quand j’avais 8 ans, et l’optique a été une fascination toute ma vie, mais sincèrement, j’ai débuté dans le domaine de l’optique accidentellement. J’ai commencé chez Hale Optical le 19 février 1988; qui est ensuite devenu London Optical, jusqu’à être vendu à IRIS en septembre 2000. Dr Francis Jean, le fondateur d’IRIS, était catégorique qu’il n’achetait pas la compagnie, mais les gens qui y travaillaient. Et il était fidèle à ses paroles! Plusieurs de mes collègues travaillent encore chez IRIS, poursuivant la vision de Dr Jean de « fournir des produits de la meilleure qualité et des services professionnels » à nos patients.

J’ai travaillé à plusieurs endroits. J’ai entamé ma carrière à Powell River, où j’ai travaillé pendant 7 ans, ensuite à Campbell River pendant 5 ans, puis à Prince George depuis maintenant 20 ans, où j’ai ouvert la boutique de Pine Centre Mall.

Avez-vous une habitude/manie que tous vos collègues connaissent?

J’ai l’habitude de faire les cent pas, surtout lorsque je suis au téléphone. J’ai tendance à ne pas le remarquer jusqu’à ce que mes collègues me demandent de bien vouloir m’asseoir.

Avez-vous déjà vécu une situation qui a marqué votre carrière?

Eh bien, le tout début de ma carrière m’a fourni l’un des moments les plus marquants de ma vie! Un collègue de travail a été impliqué dans un accident de la route et a dû arrêter de travailler pendant 3 mois. Notre bureau avait besoin d’engager quelqu’un à temps partiel et probablement à court terme. J’ai tout de suite pensé à l’une de mes connaissances qui se mariait bientôt et prévoyait déménager ailleurs ensuite. Je me suis dit qu’elle pouvait faire bon usage d’un peu d’argent, et qu’elle s’en irait ensuite, donc c’était un match parfait! Eh bien, elle a dit non. Nous avons engagé sa sœur à la place. Elle et moi célébrerons 30 ans de mariage l’année prochaine.

En ce qui concerne un moment marquant de ma carrière, ce fut certainement passer, en décembre 2000, d’une succursale basée sur l’optique à Campbell à l’ouverture d’une boutique basée sur l’optométrie à Prince George. Dr Jean m’a confié la mission de trouver le nouvel emplacement qui conviendrait le mieux à la nouvelle boutique. Il est ensuite venu nous voir, me répétant qu’il adorait la visibilité du lieu. Nous sommes toujours au même endroit où nous avons ouvert nos portes en septembre 2001. C’était intéressant d’apprendre la gestion d’une toute nouvelle boutique en optométrie et de l’adapter aux besoins d’un optométriste.

Avez-vous déjà fait une gaffe au travail qui vous fait bien rire aujourd'hui?

Un jour, un homme se présente en boutique et nous demande si ses lunettes ont été réparées. Je jette un œil sur l’endroit où l’on garde les réparations et il y a deux paires de lunettes sur un plateau. L’une d’entre elles comprend un nom et un numéro de téléphone, et l’autre aucun détail. Je demande donc, « êtes-vous Walter? » Il me répond que oui. Les verres de la paire de lunettes sont très épais à cause d’une prescription assez élevée, le genre qu’on ne voit pas passer tous les jours. Walter les met, me remercie et sort à l’extérieur en souriant.

Quelques heures plus tard, un autre homme entre et me demande si ces lunettes ont été réparées. Il m’apprend qu’il s’appelle Walter. Imaginez mon incrédulité! Je prends la paire restante et lui demande si c’est la sienne. Il me dit que non et me décrit les lunettes que j’ai données à « l’autre Walter ». Comment est-ce possible? L’autre prescription était totalement différente! Alors, je m’excuse de la méprise et lui demande s’il peut attendre un jour ou deux, puisque l’autre Walter ne sera pas en mesure de porter l’autre paire de lunettes et devra les ramener.

Nous attendons donc, mais réalisons que l’autre homme ne revient pas. Nous disons donc au désemparé Walter que nous lui offrons une nouvelle paire de son choix et que nous la lui ferons livrer. Il s’avère qu’il habite une île privée seulement accessible par bateau taxi. Quelle erreur coûteuse!

Quelques semaines plus tard, un jeune homme entre avec une paire de lunettes. Il nous dit qu’elles ne sont pas les lunettes de son père. Il me tend les lunettes initiales de Walter. Je lui montre l’autre paire que nous avons toujours. Effectivement, il les identifie comme appartenant à son père. Il s’avère que son père s’était fait hospitaliser quelques jours après être passé en boutique à cause de problèmes médicaux, il souffrait de confusion.

En voici une autre:

Ceci n’était pas vraiment de ma faute, mais tout de même très drôle! Un patient avait commandé une paire de lentilles transitions, et il est venue les chercher et est reparti heureux. Environ 10 minutes plus tard, il revient en souriant. Je relève la tête et m’aperçois qu’une seule de ses lentilles est devenue foncée! J’ai connu des situations ou la teinte n’était pas appliquée ou vice-versa et je pouvais dire au client de les garder jusqu’à ce que ce soit réglé, mais je n’avais jamais été témoin d’un cas de « pirate »!

Tim Neufeld, Manager at IRIS in Prince George

Avez-vous vous-même un trouble visuel quelconque? Si oui, quel est-il? 

J’étais très myope, mais je n’en savais rien avant de passer un dépistage oculaire à l’école. Tandis que je m’approchais de plus en plus du tableau oculaire dans la ligne d’étudiants, j’essayais de deviner les lettres. Quand ce fut mon tour, on m’a demandé de lire une ligne au tableau. Je ne pouvais rien distinguer. On m’a donc demandé de lire la ligne suivante, puis la suivante. Finalement, après avoir répété la même réponse, on m’a demandé : « mais qu’est-ce que tu arrives à lire alors? » et j’ai répondu : « Le E au sommet, mais il est un peu flou. » J’étais un bon étudiant qui s’asseyait toujours à l’avant de la classe alors personne n’avait la moindre idée que ma vision n’était pas normale jusqu’à ce jour. Les examens de la vision pour les enfants n’étaient pas aussi encouragés à cette époque.

En mars 2007, j’ai eu une chirurgie Laser avec IRIS. C’était tellement plaisant de pouvoir me lever au milieu de la nuit ou en matinée et de ne pas avoir à attraper mes lunettes. Après plusieurs années, mes yeux ont eu besoin d’une faible prescription à nouveau pour conduire, mais je n’ai plus besoin de porter des lunettes jusqu’à ce que je doive quitter la maison.

Si vous portez des lunettes, en possédez-vous plusieurs paires? Ou les changez-vous très souvent? Ou le contraire? 

Je travaille dans cette industrie depuis longtemps, et même si ma prescription est stable, j’ai presque toujours eu une monture préférée que j’aimais et que je portais exclusivement. Cependant, vers la fin de l’année passée, j’ai choisi une belle monture italienne de marque Maui Jim, alors que nous étions sélectionnés comme boutique test pour une nouvelle collection de montures optiques. Je suis aussi tombé amoureux d’une monture d’un bleu électrique foncé de la marque Woow. Cette année, IRIS a aussi lancé une nouvelle marque maison appelée LYA, inspirée par la phrase de Dr Jean « Love You All », qui est la phrase avec laquelle il concluait ses discours de motivations à ses gens. Dans cette collection, j’ai trouvé une monture transparente que j’aimais. Alors pour la toute première fois, j’alterne entre trois montures que j’adore! 

Quels sont vos passe-temps favoris hors du travail?

J’ai commencé à jouer aux échecs pour me changer les idées des migraines qui m’affectaient quand j’étais jeune. Aujourd’hui je joue aux échecs en ligne presque tous les jours. Au départ, c’était difficile de trouver un partenaire de jeu, mais aujourd’hui les échecs en ligne sont en plein essor et avec la technologie d’aujourd’hui je peux trouver quelqu’un avec qui jouer à toute heure du jour et de la nuit, dans n’importe quel pays du monde, ce qui est assez impressionnant. J’ai même commencé à écouter des tournois en ligne, ce qui n’est pas aussi ennuyant que cela en a l’air; certaines parties sont jouées sur une cadence courte afin que la partie puisse être terminée en 5-15 minutes. Ils jouent même aux échecs rapides, qui se jouent en une minute par joueur.

Si votre famille vous décrivait en 3 mots, lesquels seraient-ils?

 Ma petite-fille a 14 mois. Elle ne connaît qu’un mot pour me décrire, qui fait fondre mon cœur à chaque fois, « Papa ». Ma femme et mes enfants me disent que je suis loyal, aimant et intello.

Quel est un conseil que vous aimeriez donner à tous les patients? 

Aimez et appréciez votre vision. Si nous avons la chance d’être nés avec deux cadeaux à ouvrir chaque matin, nous devrions apprécier nos yeux, notre vue et ce tout ce qu’ils nous permettent de faire. Nous devons offrir à nos yeux l’amour qu’ils méritent et ne jamais oublier d’en prendre soin et ne pas attendre de commencer à avoir des problèmes. Seulement parce que notre vision semble bonne, ne veux pas dire que nos yeux sont en santé, et ce n’est pas parce que quelqu’un porte des lunettes que ses yeux ne sont pas en santé.

Qu'aimez-vous le plus de votre travail? Qu'aimez-vous le plus de la compagnie IRIS? 

Définitivement les gens! Il y a de nombreux patients que j’ai appris à connaître au fil des années, certains que j’ai vu pour la première fois alors qu’ils étaient enfants. En venant passer des examens de la vision régulièrement, je les ai vus grandir devant mes yeux. Parmi ceux qui habitent Prince George, certains reviennent depuis des années, seulement, cette fois avec leurs petits-enfants! La plupart des associés qui sont passés chez IRIS en 2000 sont toujours avec la compagnie et je les connais depuis de nombreuses années. J’ai travaillé dans plusieurs boutiques et en ai rencontré plusieurs, certains avec qui je parle encore aujourd’hui, d’autres que je suis heureux de revoir lors de formations. Il y a une convivialité qui vient avec le fait de partager ce parcours depuis si longtemps.  Ceux qui travaillent actuellement à la clinique de Prince George m’ont côtoyé pour un total combiné de 30 ans. J’ai aussi engagé beaucoup de jeunes et fais partie de leur première expérience de travail. Certains d’entre eux passent nous voir de temps en temps. Ils ont entamé des carrières de professeurs, infirmiers/ères, assistant(e)s dentaires, ou encore professionnels de l’optique ailleurs. Néanmoins, ils ont tous exprimé à quel point ils ont apprécié leur temps chez nous avant de passer à autre chose.

Que pouvez-vous nous dire de plus sur vous? Êtes-vous impliqué d'une façon ou d'une autre dans votre communauté? 

Je suis né en Allemagne et mon père était déployé à l’étranger en tant que photographe avec l’Aviation Royale du Canada. Mes parents se sont rencontrés dans l’Aviation Royale et sont mariés depuis 52 ans. Il a refusé plusieurs promotions pour empêcher notre famille de déménager, alors après 2 ans et demi en Allemagne, nous avons déménagé à Ottawa et à mes 8 ans, à Chilliwack. C’est là qu’il a pris sa retraite de l’armée et a poursuivi sa passion de jeunesse pour la photographie pour le reste de ses jours. J’ai déménagé à Powell River après cela, là où mon parcours optique a commencé.

Je suis marié avec ma femme Anita depuis maintenant 29 ans et demi. Nous aimons passer du temps avec nos trois enfants mariés et nos deux petits-enfants, qui ont 3 ans et demi et 14 mois. Nous demeurons tous à Prince George, alors nous sortons souvent prendre des marches dans les parcs et autour des lacs dans les environs. 

Nous sommes heureux de vous avoir au sein de la famille IRIS!